09/10/2010

Les animaux et l'au-delà (2)

Rencontre avec Cerise.

 

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« En ce petit matin du 31 juillet 2004, il est entre 6 et 7 heures, nous dormons encore Marie-Hélène et moi. En effet, un bal était organisé dans le parc communal, en face de notre habitation, et le tintamarre généré par cette organisation a passablement perturbé notre nuit. Nous sommes d’autant plus fatigués, surtout mentalement, que la veille, nous avons dû nous résoudre à faire euthanasier notre petit chien Cerise, qui nous a quittés après avoir partagé presque 14 années de notre existence. Elle était atteinte d’un cancer et se trouvait en phase terminale depuis plusieurs semaines, ne se nourrissant quasiment plus, sauf lorsque Marie-Hélène lui donnait à la main l’une ou l’autre bonne chose achetée avec amour à son attention, mais appréciant jusqu’à ce mardi la promenade quotidienne, promenade qui s’était raccourcie jour après jour, son état de santé et sa faiblesse croissante ne lui permettant plus, les derniers temps, que quelques dizaines de mètres de balade.

 

Avec beaucoup de regrets donc, mais avec confiance aussi au vu de ce que les derniers mois nous ont apporté, nous avons appelé le vétérinaire dans l’après-midi de ce vendredi 30 juillet et nous avons dit au-revoir à notre petite Cerise.

 

Le départ s’est déroulé dans la sérénité. Je me souviens avoir dit à Marie-Hélène, et pas seulement pour la réconforter mais bien parce que j’en étais convaincu, qu’après le départ de Cerise, nous allions très vite recevoir un signe venu de l’autre côté du voile séparant ce monde de l’au-delà.

 

Et ce signe, que dis-je ce contact merveilleux est venu en effet très vite. Je m’étais donc rendormi ce samedi matin. A un certain moment, je me retrouve transporté en rêve dans un endroit qui ressemble un peu à la cuisine qu’il y avait chez mes parents. Je me tiens debout dans cette pièce et de là où je me trouve, j’aperçois la buanderie et l’entrée de celle-ci donnant sur la cour. Je suis seul dans ce lieu étrange qui a l’air d’un décor mis en place rapidement par mon cerveau pour y accueillir une scène oh combien plus importante. Tout à coup, un chien se trouve dans la cuisine tout près de moi. Je crois qu’il est venu de la buanderie, mais je n’en suis pas sûr. Je le regarde, puis je pense « on dirait Cerise ou plutôt Framboise (sa petite sœur qui vit toujours à cette époque sur Terre), mais ce chien est plus grand que Framboise, alors, incrédule je me dis que c’est Cerise qui est là près de moi. Aussitôt, comme pour accréditer ma pensée, une image holographique de Framboise (qui trottine et ne fait pas attention à nous), légèrement brouillée comme lors d’une mauvaise réception de télévision, apparaît dans la pièce où nous nous trouvons, et je comprends alors que je suis avec Cerise dans sa nouvelle dimension, que l’image de Framboise m’a été montrée brouillée afin que je comprenne qu’elles ne sont plus dans le même univers vibratoire.  

 

Je regarde alors Cerise et je lui dis « C’est toi Cerise ? Tu es déjà revenue ? » Je savais qu’elle était décédée depuis quelques heures, je m’étonnais donc de sa présence à mes côtés ? Cerise était magnifique, en pleine forme, toute trace de la maladie qui l’a emportée avait disparu. Son pelage était particulièrement beau et brillant, elle respirait la santé, l’insouciance et l’Amour. Oui l’Amour, un Amour infini pour moi se lisait dans ses yeux. Pour toute réponse à ma question, Cerise s’est lovée contre moi et a entrepris de me lécher le visage et de me donner des bisous. 

 

Ensuite, à un certain moment, Cerise s’est relevée et m’a quitté en traversant la buanderie et en sortant par la porte donnant sur la cour. Je me suis alors immédiatement réveillé et j’ai remercié Dieu.

 

Ce contact merveilleux a duré une poignée de secondes, peut-être plus, cela est difficile à estimer, mais il m’a profondément bouleversé. Je sais qu’il m’a été donné, à travers cette rencontre, de voir la vie dans l’au-delà, de constater aussi que lorsque l’on a donné de l’amour lors de sa vie terrestre, cela vous est rendu au centuple de l’autre côté. » (Vincent).

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